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Ça : c’est moi !

Je suis celle qui, comme Ulysse, est heureuse d’avoir fait de beaux voyages. Très jeune, j’ai ressenti l’envie de découvrir d’autres pays, d’autres cultures, d’autres humains.

Il faut dire que mes parents m’ont vite trimballée avec eux pour découvrir l’Europe. Depuis mes 18 ans (ça commence à dater boudiou !) et un premier voyage de “routarde” avec mon petit-ami à Cuba, je vole de mes propres ailes à la découverte de pays lointains. Je crois que ce qui m’anime le plus dans les voyages, au delà des paysages, c’est la rencontre avec l’Autre : né sur la même planète que moi, différent certes, mais tellement semblable.

Les voyages m’ont fait grandir. Ils me constituent. Ils laissent des empreintes dans mon âme. Ils m’ont appris la débrouillardise, la confiance en moi (notamment et surtout lorsque j’ai voyagé seule), la tolérance, l’ouverture à l’autre, la patience et tant d’autres choses encore. Ils ont renforcé ma bienveillance, ma compassion, et mon humilité.

Voyager est donc, selon moi, une véritable expérience de vie et un chemin de plus vers la connaissance de soi.

Voilà maintenant presque deux ans que je n’ai pas franchi les frontières françaises. L’envie de titiller le passeport commence à se faire sentir à nouveau mais pour l’instant je mène un autre voyage : celui de la connaissance intérieure. C’est pourquoi j’avais envie de vous partager ce proverbe issu d’un mythe de l’île de Vanuatu.

“Tout homme est tiraillé entre deux besoins : le besoin de la Pirogue, c’est à dire du voyage, de l’arrachement à soi-même, et le besoin de l’Arbre, c’est à dire de l’enracinement, de l’identité, et les hommes errent constamment entre ces deux besoins en cédant tantôt à l’un, tantôt à l’autre ; jusqu’au jour où ils comprennent que c’est avec l’Arbre que l’on fabrique la Pirogue.”

Image : Gravure de 1878 illustrant les pirogues du Sri Lanka