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Je suis très inspirée par cette photo d’Impalas…probablement parce qu’elle m’apporte l’exotisme dont j’ai besoin en ce moment ! Je l’ai trouvée avant même de rédiger cet article. Je ne sais pas pourquoi mais je me suis dit “je veux cette photo pour mon article”. Alors, je me suis renseignée sur cet animal : “une antilope de taille moyenne de l’Afrique australe et orientale et qui vit en grands troupeaux”.

Même si le cadre de la photo est serré, j’aime m’imaginer que, seul l’impala qui lève la tête, a senti la présence du photographe. J’aime imaginer qu’il était le seul à la capter. Peut-être était-il plus sensible aux bruits que les autres…

Je vais essayer de quitter l’image de l’impala (sans transition et avec beaucoup de difficulté vous le remarquerez 🙂 ) pour revenir à mon sujet.

J’ai souvent été ennuyée par l’école (bien que très scolaire !). J’étais plutôt introvertie et j’avais tendance à me laisser porter par le troupeau et puis un jour, un nouvel instituteur est venu poser ses valises dans notre village. Il avait apporté avec lui sa guitare, ses cheveux longs, sa sensibilité, son ouverture. Il faisait de magnifiques pas de côté par rapport aux programmes, aux évaluations, aux règles. Il a, en quelques sortes, explosé le cadre pour que chacun d’entre nous puisse se révéler.

Oui, ce monsieur a fait pété les barrières ! Il a décloisonné les approches pour que chacun puisse apprendre et évoluer à sa manière. Je me rappelle d’une journée de neige où nous sommes tous allés dehors. Il nous avait donné la possibilité pendant cette journée de réinventer ce que nous étions ! Certains étaient des sculpteurs de glace, d’autres des patineurs artistiques, d’autres encore des reporter, des cameraman …nous avions tous vécu une journée extra-ordinaire et avions réalisé au final un super reportage dans lequel dont nous étions tous très fiers.

Même si je ne suis pas devenue patineuse artistique, je dois beaucoup à ce monsieur car ce jour là j’ai vraiment senti que tout était possible. J’ai senti que je pouvais devenir patineuse artistique si le souhaitais. J’ai cru en moi. J’ai été fière de moi.

Puis à différentes étapes de ma vie, j’ai rencontré d’autres personnes qui m’ont permise de lever la tête et de me révéler.

C’est aujourd’hui ce qui m’anime dans mon métier. J’aime trouver la porte d’entrée par laquelle l’enfant -et plus spécifiquement celui que l’on nomme l’atypique ou l’hypersensible- peut se révéler, peut lever la tête, peut réinventer ce qu’il est.

J’avance à tâtons, avec beaucoup de douceur et de bienveillance et puis BIM je comprends ou plutôt ressens la porte d’entrée (ou au moins une!).  Ce peut-être le jeu, la création artistique, l’exploration scientifique, l’expérience sensorielle…

Puis, ensemble, nous sentons alors que TOUT est possible et qu’il y’a plein de portes à ouvrir !