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Il y a 2 ans, je me suis blessée lors d’une sortie en kayak. Je suivais alors une formation sportive intensive. A cette période là, le sport faisait partie intégrante de ma vie. J’ai toujours été sportive et les sports de pleine nature m’apportaient un équilibre de vie dont je n’imaginais pas pouvoir me passer un jour. Je voyais souvent la nature en accéléré et la vitesse était au coeur de chacune de mes pratiques.

Et puis un jour, il y a eu cet accident. Colère, tristesse, peurs, angoisses…les émotions se bousculaient à l’intérieur de moi et je ne savais que faire de cette énergie contenue en moi…Avant cette blessure, je baignais dans l’endorphine, cette hormone du plaisir et anti-stress naturel du sportif…je profitais également des bienfaits d’une vie en plein-air…et puis tout à coup, plus rien.

Au départ, j’ai fait l’autruche. Comme je pouvais quand même continuer à marcher, je me suis lancée dans des randonnées engageantes et j’étais fière d’agiter ma ceinture lombaire en haut des sommets en guise de victoire ! Puis très vite, les douleurs m’ont rattrapée et je me suis sentie prisonnière de mon corps. Il ne me permettait plus de faire ce que je voulais. Je lui en voulais.

Puis j’ai découvert la méditation. Je m’y suis intéressée timidement au départ. En lisant les livres de Christophe André, en écoutant quelques unes de ses séances de méditations guidées sur youtube, en consultant une relaxologue….pour finalement suivre un cycle de formation de 8 semaines sur la méditation de pleine conscience.

Un monde nouveau s’offrait à moi. J’étais amusée de retrouver dans certaines méditations guidées des états de corps que j’avais pu connaître lors de mes aventures sportives. Grâce à ses méditations, j’ai retrouvé la force de l’alpiniste qui s’inspire de l’ancrage de la montagne, l’état de symbiose du nageur qui compose avec la fluidité des rivières, l’ancrage du randonneur qui vérifie ses appuis en déposant ses pieds dans la terre.

Je me sentais revigorée, forte, pleine d’élans…comme après une course en montagne.

Grâce à la méditation, j’ai su me relier à nouveau à la nature. La nature n’était plus pour moi qu’un simple mais extraordinaire terrain de jeu, elle était aussi une “soeur” qui prenait soin de moi.

Petit à petit, j’ai multiplié mes balades dans la nature. J’ai pris le temps de la regarder, de la sentir, de l’écouter, de la toucher, de la gouter et d’inscrire mon corps en elle…. à son rythme et non plus en accéléré.

Aujourd’hui, je chausse à nouveau mes chaussures de course à pieds, je m’apprête à gravir un col à vélo, je nage dans les rivières….mais ma pratique a changé, elle se veut plus contemplative, plus douce, plus à l’écoute de mon corps dans la nature.

Aujourd’hui, grâce à mes Balades de l’Emerveillement, j’accompagne des personnes en souffrance dans la nature, j’apprends aux personnes à prendre soin d’elles au contact de la nature. 

Courir ou méditer : je ne choisis plus et je ressens beaucoup de gratitude envers ces possibilités de me connecter à la nature !

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