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Enfant, je n’étais pas à l’aise lorsqu’en cours de sport, il fallait grimper à la corde. Je voyais certains de mes camarades, se hisser comme des petits singes avec beaucoup d’agilité. Moi, je restais à quelques centimètre du sol, avec l’impression que mon popotin ne décollerait jamais. Bouh !

Mais mon chagrin était vite oublié car dès qu’il s’agissait de grimper aux arbres, j’expérimentais alors, moi aussi, l’extraordinaire sensation de prendre de la hauteur. Youhou !

Dès le plus jeune âge, le contact avec la nature nous apprend la maîtrise de soi. Dans la nature, l’enfant appréhende un milieu aux textures, aux formes, aux reliefs très variés….ses repères sont bousculés. Il est vrai qu’il est relativement aisé de se déplacer en ville sur le bitume bien lisse. Dans la nature, nos mouvements doivent s’adapter à la diversité des terrains.

Il faut encore plus regarder où l’on met les pieds, appréhender les pentes, ajuster sa vitesse, la lourdeur de son pas par rapport à la texture du sol (sable, boue, herbes hautes, cailloux…).  Une immersion dans la nature -ce milieu que l’on ne maîtrise pas- dès le plus jeune âge est une magnifique opportunité d’apprentissage, d’appréhension de son corps dans l’environnement.

L’enfant convoque alors son 6ème sens : le sens kinesthésique (la sensation du mouvement, du corps dans l’espace)….primordial à son développement.

La nature permet à l’enfant de se situer dans l’espace, de gérer son effort, de s’adapter à ce milieu. Toutes ces expériences lui permettent de se maîtriser et de prendre confiance en lui.

A nous, adultes, parents, animateur.ices-nature, enseignant.es, assistant.es maternelles, d’ouvrir la porte du dehors pour lui permettre de vivre ces expériences.